Une gestion au plus près

Au lendemain de la session du Conseil général consacrée au budget supplémentaire 2012, Luc Lamirault, président de la commission des finances, revient sur les points forts des travaux.

Avant de voter le budget supplémentaire, les élus ont examiné le compte administratif. Que faut-il en retenir ?
C’est avant tout une photographie de la façon dont le budget 2011 a été exécuté. Le point important, c’est que ce qui a été réalisé est très proche de ce que nous avions prévu. Autre élément à souligner, il résulte un excédent d’un peu plus de trois millions sur plus de 500 millions de dépenses. Cela montre un suivi des dépenses publiques, et une utilisation du budget au plus près des impôts et taxes qui sont prélevés sur nos concitoyens.

Rappelez-nous ce qu’est un budget supplémentaire et que faut-il en retenir pour les Euréliens ?
Un budget supplémentaire, c’est un état à mi-parcours de l’année, pour voir si les prévisions faites en décembre 2011 doivent être ajustées ou pas. Par exemple, l’excédent que nous venons d’évoquer a été réintégré dans le budget de cette année. Il est relativement faible, mais j’en suis fier et  cela donne une marge de manœuvre. Le budget supplémentaire, c’est aussi le moyen d’ajuster quelques règlements du Conseil général, entre autres cette année, les aides sur l’eau.

Y a-t-il eu dans ce cadre financier quelques grandes décisions ?
Oui,  celle de recourir à un emprunt obligataire. Notre  collectivité est peu endettée par rapport à d’autres de la même strate. C’est pourquoi afin de diversifier nos moyens de financement, nous avons souhaité participer avec d’autres collectivités à un emprunt obligataire de 800 millions, pour lequel nous participons à hauteur de 5 millions. Ce sont des emprunts qui se font directement sur le marché. Il faut ensuite être  soumis aux agences de notation. L’objectif est d’obtenir des taux plus faibles. Les besoins en emprunts du Conseil général sont, suivant les années, de 20 millions d’euros en moyenne.  Ces 5 millions représenteront un quart de nos emprunts.

Cette session du budget supplémentaire a aussi été l’occasion de diminuer le recours à l’emprunt ?
Tout à fait. Du fait des excédents de l’année dernière, mais aussi de la rigueur de cette année, nous avons décidé de moins emprunter sur l’année 2012 pour ce besoin de réactivité, et pour prévoir un budget sain pour les années qui suivent. Les emprunts d’aujourd’hui étant les impôts de demain.

Au final, si vous aviez à résumer cette session ?
Je dirai que cette séance du budget supplémentaire a confirmé la gestion saine du Département, avec une priorité toujours donnée à l’investissement. Il faut retenir qu’il n’y a pas d’augmentation d’impôt, une maîtrise du fonctionnement, un appui à l’investissement avec les routes, les collèges et les entreprises. Enfin, une maquette du futur centre de secours principal de Chartres nous a été présentée. Ce projet devrait devenir réalité sur le site de l’ancienne base aérienne en 2014.