Budget du Conseil général : La rigueur pour préserver l’investissement !

Le 19 décembre, mes 28 collègues conseillers généraux et moi, nous sommes retrouvés dans l’hémicycle du Conseil général, à Chartres, pour l’un des moments clés de l’année : l’adoption du Budget Primitif 2013. Depuis quelques années, pour moi en tant que président de la commission des finances, c’est un exercice toujours délicat compte tenu de notre environnement économique et des besoins qui s’expriment, souvent légitimement dans les territoires euréliens. Que retenir de ce budget 2013 ? D’abord, qu’il s’équilibre en dépenses et en recettes à 480 millions d’euros, sans toucher au pouvoir d’achat des euréliens. Clairement, les taux d’imposition resteront inchangés. Dans ce contexte tendu, nous avons privilégié la maîtrise des dépenses de fonctionnement, en mettant par exemple en place au sein des services du Conseil général la mutualisation et la dématérialisation. Il faut que vous sachiez que l’effort de tous nous permet de maintenir un bon niveau d’investissement pour aider les communes et les communautés de communes.  Nous voulons continuer de soutenir les travaux communaux pour la voierie, l’entretien des bâtiments, la construction de classes, de gymnases, les réseaux d’eau et l’assainissement, etc. Sans faillir, notre majorité présidée par Albéric de Montgolfier a voté ce budget. L’opposition s’est abstenue même si elle a adopté la plupart des dépenses. Elle s’est abstenue à une exception près, celle de Nicolas André (PS) qui a voté contre. Très prochainement, lors d’une rencontre dans le canton, j’aurai l’occasion de vous expliquer les contraintes et les ambitions du budget 2013 du Département. Une présentation que je souhaite accessible à tous pour que vous constatiez que le Conseil général, c’est bien votre quotidien.

A travers des exemples significatifs, je vous cite quelques-uns des investissements que nous ferons en 2013 dans quatre secteurs différents :

BATIMENTS
Création d’un pôle économique eurélien (Codel, Polepharma, CDT…) aux anciennes archives départementales. Les travaux d’une durée de 20 mois viennent d’être engagés pour un budget de 2 500 000 euros.

ROUTES
Poursuite des travaux de la déviation de Gas pour un coût de 2 260 314 euros et de celle de Nogent-le-Roi pour 1 005 000 euros. Lancement de la déviation de Réclainville (1 003 500 euros) et création d’un giratoire à Berchères-les-Pierres sur la RN154 (150 000 euros).

COLLEGES
Démarrage de la dernière tranche de la reconstruction du collège Florimont Robertet de Brou pour 1 800 000 euros.
Par ailleurs, 6 270 000 euros seront consacrés aux réhabilitations des collèges Joachim du Bellay d’Authon-du-Perche, Albert Camus de Dreux, Pierre et Marie Curie de Dreux, Mozart d’Anet, La Loge des Bois de Senonches, Hélène Boucher de Chartres, Jean Racine de Maintenon, Maurice de Vlaminck de Brezolles et Louis Pergaud de Courville.

SERVICE DEPARTEMENTAL D’INCENDIE ET DE SECOURS
Le chantier de construction du centre d’intervention de Chartres/ Champhol démarrera au printemps. D’une durée de 18 mois, les travaux sont estimés à 7 millions d’euros. Dans le même temps, 1 426 000 euros iront aux travaux du nouveau centre de Châtillon-en-Dunois, aux études du nouveau centre de Courville et à la réhabilitation des centres de Lucé, Gallardon, Orgères-en-Beauce, Tremblay-les-Villages, Voves, Authon-du-Perche et Anet.

Business Contact : sous le signe de l’espoir

Les années passent, mais le succès du Business Contact ne se dément pas. Bien au contraire. Lundi dernier (le 3 décembre), en tant que président du CODEL (Comité de Développement Economique d’Eure-et-Loir), j’ai eu le bonheur d’accueillir plus de 400 personnes aux Enfants du Paradis, le cinéma de Chartres, pour le dernier Business Contact de l’année. A la veille des fêtes de fin d’année, en ces temps d’incertitudes économiques, j’ai vécu une soirée porteuse d’espoir.
Un espoir symbolisé par la présence de Jean-Marc Dall’Aglio, chargé de mission auprès du PDG d’EDF Energies Nouvelles, qui est revenu sur la jeune aventure du parc photovoltaïque de Crucey-Villages. Mis en service en septembre, le parc va produire 60 mégawatts  chaque année, soit la consommation de 28 000 habitants. Et ce site n’est pas au bout de ses possibilités, a-t-il confirmé, puisque sur244,5 hectares, 84 restent à aménager avec une capacité de production qui pourrait être portée à 96 mégawatts. Après l’éolien…le photovoltaïque : notre volonté de faire de l’Eure-et-Loir une terre d’énergies nouvelles est en passe de devenir réalité. Jean-Marc Dall’Aglio a d’ailleurs salué le rôle déterminant du Conseil général  dans la concrétisation rapide de ce projet.
L’espoir a également été symbolisé lundi par les témoignages de trois autres chefs d’entreprises. Il y a d’abord eu Miguel Da Silva, un jeune entrepreneur de 30 ans. Il vient de reprendre la société Distrib’services, implantée à Dreux et à Gellainville, spécialisée dans la diffusion de prospectus. Il s’est attardé sur les valeurs qu’il défend comme la transmission et les relations humaines. L’espoir, c’est aussi celui véhiculé par Olivier Huppeau qui a créé en 2003 l’entreprise B2EI, installée au jardin d’entreprises à Chartres. Forte d’une centaine de salariés, elle fabrique des tableaux électriques pour répondre à des commandes importantes : le parking souterrain de Chartres, le complexe aquatique l’Odyssée toujours à Chartres, le parc photovoltaïque de Crucey, sans oublier l’opérateur Free. Pour faire face à son évolution, B2EI s’apprête à doubler sa surface industrielle avec un investissement d’un million d’euros. Une cinquantaine de salariés pourraient en outre être embauchés à terme.
L’espoir, c’est enfin le sentiment qui a dominé au  fil de l’intervention de Jean-Marc Gélin, le PDG d’Atelier 28, une entreprise de Tremblay-les-Villages qui produit des tringles à rideaux et emploie 170 salariés. Licencié de cette entreprise il y a 15 ans, Jean-Marc Gélin l’a reprise en janvier dernier alors qu’elle accusait une perte d’un million d’euros par an. Depuis, il œuvre pour réduire les coûts de production, conquérir de nouveaux marchés et a même investi 400 000 euros dans l’outil industriel, pour retrouver très vite un équilibre économique. Son objectif est clair : rendre de nouveau  florissant le marché de la tringle à rideaux.
Une soirée rêvée pour combattre la sinistrose ambiante.